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« Nebbia »: chapeau les acrobates

ARTS | SPECTACLES / gary.drechou@gmail.com

Ça y est.

Je (re)prends mon pied!

Question de cycle, faut croire (nous sommes tous des bipèdes à cycles, quoi qu’on nous dise).

Bon, c’est vrai, il m’arrive encore de piquer du nez. Mais, dans l’ensemble, ma carlingue tient le coup! Le « décalage horreur » m’a à la bonne: y me vole pas trop d’heures.

À peine posé que je suis Monthey voir Nebbia, troisième et dernier volet de la Trilogie du Ciel, amorçée en 2001, coproduite par le Cirque Éloize (Québec) et le Teatro Sunil (Suisse)… J’ai plutôt bien résisté, mais ce ne fut pas le coup de foudre.

Avais-je encore un peu les yeux dans le fog? La tête mal fouettée? Toujours est-il que j’ai eu cette impression, par moments durant le spectacle, que Daniele Finzi Pasca, le metteur en scène suisse, avait mis la crème double pour accoucher d’une meringue… voyez ce que je veux dire?

Malgré une carte d’embarquement alléchante, quelques splendides trouvailles (notamment les plans aériens) et plusieurs numéros à couper le souffle (chapeau les acrobates), je suis resté à quai. Sans jamais décoller.

Trop de soupoudrage « p-o-é-t-i-q-u-e », de tics tout court, et aussi quelques longueurs… Aïe!

Voilà pourquoi Nebbia est une belle meringue (il y a du « nuage » dans la meringue, et puis c’est moins mauvais que le navet). Voilà pourquoi M. Finzi Pasca ne bosse pas dans un chalet. Et voilà pourquoi, si j’ai le choix, je vote pour les 7 doigts.

DIAPORAMA: Nebbia © 2010 Les Productions Nebbia inc.

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