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FNC Montréal: « Blue Bird », coup de cœur

ARTS | CINÉMA / gary.drechou@gmail.com

Il arrive encore, de nos jours, qu’un humain se laisse envoûter par une bobine (ou ce qu’elle contient). Le film (ou son génie) serpente alors hors de sa bobine et charme son humain. Ainsi en est-il allé pour moi avec Blue Bird, du flamand Gust Van den Berghe. Nous nous sommes trouvés hier, en fin de journée, et depuis nous ne nous sommes plus quittés.

Blue Bird, de Gust Van den Berghe (Belgique, 2011):  

Le film est librement adapté de la pièce de théâtre, L’Oiseau bleu, de Maurice Maeterlinck, écrite en 1909. Il a été tourné en pays Tamberma, au Togo, sans moyens ou presque. Dès les premières images, le spectateur a les yeux dans le bleu (ce qui lui évite d’ »exotiser »)… Le conte peut alors commencer :

Un matin, quelque-part en Afrique. Bafiokadié et sa soeur Téné observent avec attention un oiseau bleu, mais sont interrompus par leur mère qui leur demande d’aller se laver. Une fois revenus du bain, l’oiseau bleu a disparu. Les deux enfants se lancent alors dans une quête pour le retrouver, s’éloignant encore et toujours de leur maison. Sur le chemin, des évènements étranges et merveilleux se produisent. Ils parlent et chantent avec leurs grands-parents décédés, combattent l’âme de la Forêt, se font sermonner par le Chef des Plaisirs, et sont mis sur la sellette par le Roi du Temps. Tous ces êtres tentent de donner une leçon de vie aux enfants, mais ces derniers ne comprennent pas le langage des adultes.

La seule chose qui leur importe est de retrouver l’oiseau bleu. Leur route croise parfois celle d’un oiseau, mais il ne s’agit jamais de celui du matin. Une première fois, l’oiseau perd sa couleur et est volé; plus tard, l’oiseau semble mort avant de prendre son envol.

La quête n’est pas qu’un simple jeu : c’est la journée où Bafiokadié et Téné perdent l’oiseau bleu pour toujours. Le chemin qu’ils empruntent est celui que tout enfant, partout dans le monde, doit emprunter pour grandir. Leur monde ne sera plus jamais le même.

(Présentation officielle)

Gust Van den Berghe dit, dans le dossier de presse de Blue Bird (en réponse à une question), que « le vrai cinéma, c’est quand quelque chose de magique et d’inexplicable se passe ». Allez donc voir un vrai film. Et portez-le avec vous (comme un vrai bijou).

[Initialement publié sur le blogue Reb(((o)))nds]

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