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Montréal trinque à son 40ème Festival du nouveau cinéma

ARTS | CINÉMA / gary.drechou@gmail.com

Du 12 au 23 octobre, les cinéphiles montréalais se paient la traite, avec plus de 292 films en provenance de 45 pays, dont 11 premières mondiales, 23 premières nord-américaines et 10 premières canadiennes… Un 40ème Festival du nouveau cinéma  »millésimé comme un bon vin rouge rubis ! » Difficile, donc, de faire la fine bouche, mais je vais tout de même tenter de vous proposer, au fil des jours, une sélection de bobines qui sont, de mon point de vue, des bons (et parfois des grands) crus. On commence avec Guilty of Romance.

Guilty of Romance, de Sion Sono (Japon, 2011):

De Cannes (où il a fait scandale) à Montréal, Guilty of Romance, dernier volet d’une trilogie sur la haine entamée avec Love Exposure et Cold Fish, traîne un drôle de parfum. On tombe immédiatement dans le terrier que nous tend Sono, génie du cinéma nippon, et plus que de raison dans les charmes de son Alice, Megumi Kagurazaka, qui crève littéralement l’écran. Présente à Montréal pour la projection, celle-ci a d’ailleurs expliqué que sa vie était devenue « merveilleuse » grâce à ce film… On veut bien la croire, mais il faut voir!

Présentation de Julien Fonfrède dans le programme du festival :

« Izumi est mariée à un écrivain renommé. Docile, tranquille, elle est l’image parfaite des normes amoureuses. Mais sa petite vie bourgeoise étouffante va bientôt basculer. Un jour, n’écoutant que ses désirs, elle se laisse aller à la tentation. Elle découvre le sexe, tendance cru et interdit. Elle se découvre aussi une rage féroce de vivre. Au même moment, un cadavre étrangement mutilé est retrouvé dans un love hotel de la ville. Et si amour et haine ne faisaient dorénavant plus qu’un ? »

Jusqu’où, surtout, ira Izumi pour donner corps aux mots !? Jusqu’à quel point, pour se libérer, se rendra-t-elle coupable ? Et de quoi !?

Inquiétant et captivant, par moments gore et grotesque, Guilty of Romance vous trotte longtemps dans la tête… Comme le regard de Makoto Togashi, dont le personnage est aussi marquant que celui d’Izumi.

Un film parfois cru, donc, mais plein de sentiments.

[Initialement publié sur le blogue Reb(((o)))nds]

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